FERMER
Emilio Chiofalo

Emilio vit et travaille à Paris.
WEBSITE
DÉMARCHE
Emilio Chiofalo développe une recherche artistique nourrie par l’imaginaire des neurosciences. Il prend pour point de départ le cerveau, organe en métamorphose constante dont la matérialité est indissociable des processus cognitifs tels que la pensée, la perception et la mémoire. Ce principe de plasticité est au cœur de sa pratique, où la photographie est envisagée comme un corps en mutation.
Le support photographique y est travaillé comme une matière active, une structure plastique dont la portée évolue au gré de ses transformations physiques. En détournant les procédés classiques, l'artiste tord, brûle, grave et altère la matière pour faire émerger des formes ambiguës. Les images se construisent par stratification, à travers une succession d'interventions en laboratoire où réactions physico-chimiques, aléas algorithmiques et collaborations avec le vivant introduisent une instabilité structurelle. Si les conditions d’expérimentation sont maîtrisées, le résultat demeure ouvert et imprévisible.
Ses recherches actuelles élargissent l'étude du fonctionnement cérébral vers un dialogue avec le monde non-humain. La matière, les algorithmes et les organismes vivants avec lesquels il collabore deviennent des partenaires de création. Dans ce processus partagé, l'artiste n'est plus l'unique décideur. D'autres forces participent à la genèse de la forme et brouillent les frontières entre le vivant et l'inerte, l'intentionnel et l'inattendu, l’humain et non-humain. Les œuvres qui en résultent puisent leur force dans cet espace de co-création et d’ouverture, produisant des images qui résistent à la compréhension logique pour transformer chaque détail en une source d'émerveillement.
BIOGRAPHIE
Emilio Chiofalo est un artiste italien basé à Paris. Après une première carrière en tant que chercheur en politique internationale, il obtient un Master en Photographie et Art Contemporain à l’Université Paris 8. Il est membre du collectif EeZ0. Lauréat de la Biennale de l’image tangible en 2023, son travail a récemment été exposé à la galerie Porte B (2026) et à Plateforme (2026).
Depuis 2024, il est en résidence à la Capsule, où il mène un travail de recherche-création en collaboration avec le neuroscientifique Michael Reber (Inserm, Strasbourg ; Krembil Research Institute, Toronto). Cette collaboration porte sur les processus de plasticité neuronale, la perception visuelle et les relations entre cerveau et image, dans un projet qui articule imagerie scientifique, intelligence artificielle et techniques expérimentales de la photographie.
En parallèle, il développe une activité de médiation et de transmission au sein de plusieurs institutions en France, notamment à la Bourse de Commerce – Pinault Collection. Il intervient également comme artiste auprès de centres d’art (Centre Photographique d’Île-de-France), d’associations (Citoyenneté Jeunesse) et d’universités (Université Paris 8), où il accompagne des projets pédagogiques liés à la photographie expérimentale en milieu scolaire et universitaire. En 2025, il a co-coordonné Lumières Libres, un cycle d’événements consacré aux formes contemporaines de la photographie, soutenu par le Département de la Seine-Saint-Denis et la DRAC Île-de-France.
TRAVAUX SÉLECTIONNÉS
Deep Dream
(2025 - 2026)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







Pour la série Deep Dreams, un laser grave sur du papier photographique argentique couleur des images scientifiques du cerveau, préalablement transformées par une intelligence artificielle. Ce dialogue entre neurosciences et informatique n'est pas fortuit. Les fondements de l'informatique se sont historiquement nourris des recherches sur le cerveau, dans le but de simuler les mécanismes de la cognition humaine. Filtrées par les algorithmes, les données cliniques deviennent des figures étranges, situées entre le rêve et l'hallucination.
Le papier, noir en surface, est constitué de strates superposées de couleurs — cyan, magenta, jaune. Sous l'effet de la chaleur du laser, modulée par les nuances de l'image numérique, l'émulsion est creusée à différentes profondeurs, révélant progressivement la matière chromatique du support. Les couleurs surgissent, se fondent et se désaccordent, produisant des teintes inattendues qui échappent à toute prédiction.
De cette tension entre calcul numérique et altération physique émerge une image hybride, où rigueur scientifique et rêverie poétique s'entrelacent. La surface du papier devient un espace d'instabilité traversé par des forces de mutation qui rejouent, dans la matière même, les métamorphoses du cerveau.
Ce travail a bénéficié d’une collaboration avec le Dr Michael Reber, neuroscientifique à l'Inserm de Strasbourg et au Krembil Research Institute de Toronto.
Echoes of the Black Sun
(2025 - 2026)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
.






Cette série de sculptures trouve son origine dans des photographies de rochers marins, prises en Italie sur les lieux d’enfance de l’artiste. Le processus de création repose sur une métamorphose de ces images. Solarisées en chambre noire, numérisées, puis réimprimées en négatif, les images sont transférées sur des plaques d'inox enduites de gélatino-bromure d'argent avant d’être pliées.
Leurs surfaces sombres et striées peuvent évoquer à la fois la matière géologique et la morphologie cérébrale, sans renvoyer explicitement à l'une ni à l'autre. Entre vestige et transformation, la série explore la photographie comme organisme en mutation, traversé par ses propres reconfigurations.
Metamorphosis-Accidents
(2022)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







Metamorphosis–Accidents est une série photographique née d’une rencontre entre la pellicule argentique et une altération chimique imprévue. Une erreur lors du réglage de l’appareil a provoqué une forte sous-exposition, incitant l’artiste à manipuler radicalement la pellicule en chambre noire, altérant les bains chimiques, parfois portés à ébullition, pour provoquer des accidents de matière.
Profondément contrastées, granuleuses et souvent floues, elles sont traversées par des taches qui se déploient de manière imprévisible. Ces altérations transforment la des photographies documentaires en des images instables et oniriques au bord de l’abstraction.
Entre apparition et effacement, elles ouvrent un territoire flottant entre réalité et imaginaire, révélant une dimension trouble et insaisissable du monde.
Psychic Matters
(2021 - 2022)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
.






Psychic Matters est une série issue des premières expérimentations d’Emilio Chiofalo avec la matérialité photographique, réalisées quelques années après son diagnostic de trouble de l’attention (TDAH). Cette période inaugure une recherche autour de la notion de trouble et de ses traductions possibles dans l’image.
À travers des procédés tels que le transfert pigmentaire, la solarisation, la brûlure de tirages argentiques ou le photogramme, l’artiste intervient directement sur la surface photographique afin d’en altérer la stabilité et d’y introduire des perturbations.
Ces gestes visent à troubler la photographie elle-même en brouillant sa lisibilité et en déplaçant ses repères, faisant émerger textures, traces et accidents. Les images qui en résultent deviennent des surfaces sensibles où la matière photographique révèle des formes instables, à la frontière de la perception, de la mémoire et de l’imaginaire.
Burnt Memories
(2020)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
.






Burnt Memories est une série où la mémoire prend forme sous l’action du feu. De petites photographies argentiques issues du quotidien, souvent prises sans intention particulière, sont brulée afin de libérer leur potentiel de transformation. Chaque image devient un fragment malléable, un souvenir recomposé à travers l’intervention matérielle.
Le feu agit comme une force sculpturale, altérant l’émulsion photographique et faisant surgir des formes colorées qui troublent le noir et blanc de la photographie. Les brûlures produisent des reliefs, des craquelures et des taches épaisses qui confèrent aux images une présence presque organique.
En transformant ces scènes ordinaires, la matière brûlée introduit un sentiment d’étrangeté. Les souvenirs semblent se dissoudre, comme suspendus entre persistance et disparition.
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Emilio Chiofalo

Emilio vit et travaille à Paris.
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DÉMARCHE
Emilio Chiofalo développe une recherche artistique nourrie par l’imaginaire des neurosciences. Il prend pour point de départ le cerveau, organe en métamorphose constante dont la matérialité est indissociable des processus cognitifs tels que la pensée, la perception et la mémoire. Ce principe de plasticité est au cœur de sa pratique, où la photographie est envisagée comme un corps en mutation.
Le support photographique y est travaillé comme une matière active, une structure plastique dont la portée évolue au gré de ses transformations physiques. En détournant les procédés classiques, l'artiste tord, brûle, grave et altère la matière pour faire émerger des formes ambiguës. Les images se construisent par stratification, à travers une succession d'interventions en laboratoire où réactions physico-chimiques, aléas algorithmiques et collaborations avec le vivant introduisent une instabilité structurelle. Si les conditions d’expérimentation sont maîtrisées, le résultat demeure ouvert et imprévisible.
Ses recherches actuelles élargissent l'étude du fonctionnement cérébral vers un dialogue avec le monde non-humain. La matière, les algorithmes et les organismes vivants avec lesquels il collabore deviennent des partenaires de création. Dans ce processus partagé, l'artiste n'est plus l'unique décideur. D'autres forces participent à la genèse de la forme et brouillent les frontières entre le vivant et l'inerte, l'intentionnel et l'inattendu, l’humain et non-humain. Les œuvres qui en résultent puisent leur force dans cet espace de co-création et d’ouverture, produisant des images qui résistent à la compréhension logique pour transformer chaque détail en une source d'émerveillement.
BIOGRAPHIE
Emilio Chiofalo est un artiste italien basé à Paris. Après une première carrière en tant que chercheur en politique internationale, il obtient un Master en Photographie et Art Contemporain à l’Université Paris 8. Il est membre du collectif EeZ0. Lauréat de la Biennale de l’image tangible en 2023, son travail a récemment été exposé à la galerie Porte B (2026) et à Plateforme (2026).
Depuis 2024, il est en résidence à la Capsule, où il mène un travail de recherche-création en collaboration avec le neuroscientifique Michael Reber (Inserm, Strasbourg ; Krembil Research Institute, Toronto). Cette collaboration porte sur les processus de plasticité neuronale, la perception visuelle et les relations entre cerveau et image, dans un projet qui articule imagerie scientifique, intelligence artificielle et techniques expérimentales de la photographie.
En parallèle, il développe une activité de médiation et de transmission au sein de plusieurs institutions en France, notamment à la Bourse de Commerce – Pinault Collection. Il intervient également comme artiste auprès de centres d’art (Centre Photographique d’Île-de-France), d’associations (Citoyenneté Jeunesse) et d’universités (Université Paris 8), où il accompagne des projets pédagogiques liés à la photographie expérimentale en milieu scolaire et universitaire. En 2025, il a co-coordonné Lumières Libres, un cycle d’événements consacré aux formes contemporaines de la photographie, soutenu par le Département de la Seine-Saint-Denis et la DRAC Île-de-France.
TRAVAUX SÉLECTIONNÉS
Deep Dream
(2025 - 2026)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


07.
.

Pour la série Deep Dreams, un laser grave sur du papier photographique argentique couleur des images scientifiques du cerveau, préalablement transformées par une intelligence artificielle. Ce dialogue entre neurosciences et informatique n'est pas fortuit. Les fondements de l'informatique se sont historiquement nourris des recherches sur le cerveau, dans le but de simuler les mécanismes de la cognition humaine. Filtrées par les algorithmes, les données cliniques deviennent des figures étranges, situées entre le rêve et l'hallucination.
Le papier, noir en surface, est constitué de strates superposées de couleurs — cyan, magenta, jaune. Sous l'effet de la chaleur du laser, modulée par les nuances de l'image numérique, l'émulsion est creusée à différentes profondeurs, révélant progressivement la matière chromatique du support. Les couleurs surgissent, se fondent et se désaccordent, produisant des teintes inattendues qui échappent à toute prédiction.
De cette tension entre calcul numérique et altération physique émerge une image hybride, où rigueur scientifique et rêverie poétique s'entrelacent. La surface du papier devient un espace d'instabilité traversé par des forces de mutation qui rejouent, dans la matière même, les métamorphoses du cerveau.
Ce travail a bénéficié d’une collaboration avec le Dr Michael Reber, neuroscientifique à l'Inserm de Strasbourg et au Krembil Research Institute de Toronto.
Echoes of the Black Sun
(2025 - 2026)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


Cette série de sculptures trouve son origine dans des photographies de rochers marins, prises en Italie sur les lieux d’enfance de l’artiste. Le processus de création repose sur une métamorphose de ces images. Solarisées en chambre noire, numérisées, puis réimprimées en négatif, les images sont transférées sur des plaques d'inox enduites de gélatino-bromure d'argent avant d’être pliées.
Leurs surfaces sombres et striées peuvent évoquer à la fois la matière géologique et la morphologie cérébrale, sans renvoyer explicitement à l'une ni à l'autre. Entre vestige et transformation, la série explore la photographie comme organisme en mutation, traversé par ses propres reconfigurations.
Metamorphosis-Accidents
(2022)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


07.
.

Metamorphosis–Accidents est une série photographique née d’une rencontre entre la pellicule argentique et une altération chimique imprévue. Une erreur lors du réglage de l’appareil a provoqué une forte sous-exposition, incitant l’artiste à manipuler radicalement la pellicule en chambre noire, altérant les bains chimiques, parfois portés à ébullition, pour provoquer des accidents de matière.
Profondément contrastées, granuleuses et souvent floues, elles sont traversées par des taches qui se déploient de manière imprévisible. Ces altérations transforment la des photographies documentaires en des images instables et oniriques au bord de l’abstraction.
Entre apparition et effacement, elles ouvrent un territoire flottant entre réalité et imaginaire, révélant une dimension trouble et insaisissable du monde.
Psychic Matters
(2021 - 2022)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


Psychic Matters est une série issue des premières expérimentations d’Emilio Chiofalo avec la matérialité photographique, réalisées quelques années après son diagnostic de trouble de l’attention (TDAH). Cette période inaugure une recherche autour de la notion de trouble et de ses traductions possibles dans l’image.
À travers des procédés tels que le transfert pigmentaire, la solarisation, la brûlure de tirages argentiques ou le photogramme, l’artiste intervient directement sur la surface photographique afin d’en altérer la stabilité et d’y introduire des perturbations.
Ces gestes visent à troubler la photographie elle-même en brouillant sa lisibilité et en déplaçant ses repères, faisant émerger textures, traces et accidents. Les images qui en résultent deviennent des surfaces sensibles où la matière photographique révèle des formes instables, à la frontière de la perception, de la mémoire et de l’imaginaire.
Burnt Memories
(2020)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


Burnt Memories est une série où la mémoire prend forme sous l’action du feu. De petites photographies argentiques issues du quotidien, souvent prises sans intention particulière, sont brulée afin de libérer leur potentiel de transformation. Chaque image devient un fragment malléable, un souvenir recomposé à travers l’intervention matérielle.
Le feu agit comme une force sculpturale, altérant l’émulsion photographique et faisant surgir des formes colorées qui troublent le noir et blanc de la photographie. Les brûlures produisent des reliefs, des craquelures et des taches épaisses qui confèrent aux images une présence presque organique.
En transformant ces scènes ordinaires, la matière brûlée introduit un sentiment d’étrangeté. Les souvenirs semblent se dissoudre, comme suspendus entre persistance et disparition.