FERMER
Julie Rochereau

Julie vit et travaille à Montreuil.
DÉMARCHE
Julie Rochereau concentre ses recherches autour des notions de transformation et de dégradation entropiques du paysage. Cette entropie de l’espace devient visuelle, dans un travail interrogeant la matérialité de l’image photographique et vidéo, via des installations sculpturales mixant les matériaux et les formes.
Elle s’intéresse particulièrement au phénomène d’artificialisation des espaces dits “naturels”, interroge notre rapport à la nature sauvage, en s’inspirant des sciences. Transformer, stratifier, détériorer, détourner sont des gestes qui lui permettent de faire apparaître de nouvelles formes à partir du document qu’il soit tiré d’archives ou d’images personnelles. Elle accueille souvent le hasard et les accidents qu’elle se plaît à détourner.
Dans ses derniers travaux, elle s’intéresse à la collaboration avec le vivant non-humain, qu’il soit animal ou végétal. Ainsi, elle composte des tirages sur soie pendant plusieurs mois, représentant des paysages menacés ou en chantier. Elle laisse ainsi la main au vivant qui colore et dégrade le textile, créant ainsi une nouvelle vision issue de cette collaboration. Dans ce projet d’exposition, son travail s’inscrit ici dans un concept de résilience de la matière, évoquant un monde d’après dans lequel notre place d’humains omnipotents serait reconsidérée.
BIOGRAPHIE
Julie Rochereau vit à Montreuil-sous-Bois. Artiste et photographe, elle est diplômée de l’École des Gobelins en Photographie, d’un Master Art Contemporain-Photographie à l’Université Paris VIII, de l’ENSADSE (4ème année, Mention Espace, Saint-Étienne) et du DNSEP de l’ENSAPC de Cergy obtenu en VAE avec mention en septembre 2024. Dans sa pratique photographique, elle s’intéresse aux questions du paysage contemporain et à ses enjeux écologiques à travers des recherches sur la matérialité de l’image photographique et sa mise en espace.
Dans ses derniers travaux, elle explore des manières de créer en collaboration avec le vivant non humain.
Lauréate de la bourse de recherche du Collège International de la Photographie en 2023 (CIP) et résidente au CPIF (Centre Photographique d’Île-de-France) en 2022, son travail a été notamment exposé lors du festival Photo Saint Germain à la Fondation Laccolade en 2025, au centre d’art Fernand Léger (Port de Bouc), à la galerie Sinibaldi-Le Neuf à Paris en 2023, lors du prix Emergence-Île-de-France à la galerie Laurent Godin en 2021, ainsi qu’à la Biennale de l’Image Tangible #1 en 2018 à Paris.
TRAVAUX SÉLECTIONNÉS
Chagrins
(2022 - En cours)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







Ce projet est né d’une volonté de créer des pièces en collaboration avec le vivant non-humain, en symbiose.
Une photographie inversée de la forêt de Romainville a été imprimée sur soie naturelle, puis compostée pendant plusieurs mois. Lombrics et autres insectes ont participé à la métamorphose de l’image en se réappropriant sa matière, la réduisant en lambeaux, “comme peau de chagrin”.
De cette collaboration, une nouvelle cartographie est apparue.
Dans le roman éponyme de Balzac, le héro passe un pacte avec le diable afin d’obtenir tout ce qu’il souhaite, à mesure que ses désirs s’exaucent, la peau se réduit jusqu’à sa disparition, concomitante avec la mort du jeune homme. Cette fable sur la cupidité fait écho à notre rapport au vivant, et la poursuite effrénée de l’épuisement des richesses à notre disposition.
Ces chagrins, déposés à des dates clés en lien avec des événements cosmiques ou plus personnels comme la mort d’un proche, évoquent les rituels et croyances païens.
Works
(2026)
01.
02.
03.
04.
05.
.
.





Works est issu d’une recherche sur le site d’un grand chantier d’immeubles à Montreuil.
Les prises de vue y ont été faites à intervalles réguliers pendant plusieurs mois, depuis un même point de vue. Elles sont tirées sur laine de verre, matériau de construction à la fois isolant, mais également assez toxique ; dont les aspérités transforment et malmènent l’image tirée, tout en lui donnant un volume et une consistance très particuliers. La laine de verre est obtenue par fusion à partir de sable et de verre
recyclé.
Cette documentation lente est destinée à un montage de quatres tirages, inspirés de la séquence photographique d’une explosion de carrière de gypse à Argenteuil par le pionnier Albert Londe. Lorsqu’il prend ces images, le scientifique a inventé un appareil lui permettant de prendre plusieurs vues instantanées à quelques millisecondes d’écart. Aujourd’hui, cette prouesse technique est devenue banale et ces images sont désormais uniquement appréciées pour leurs qualités esthétiques. Elles font échos à ces temps extractivistes dans le bassin parisien désormais révolus, mais dont la logique est cependant toujours plus d’actualité, malgré les besoins de sobriété qui s’imposerait.
Les ruines inversées que dénonçait Robert Smithson s’érigent toujours plus nombreuses, saturant les interstices de respiration. Aujourd’hui, la technologie des images est dominée par l’IA et l’extrême vitesse.
À l’inverse, mes prises de vues se font sur le temps long, mixent les technologies anciennes (argentique, peinture) et contemporaines comme l’IA ; et sont tirées via un procédé expérimental très lent, qui en brouille la lecture. Ce faisant, le document se prolonge vers d’autres imaginaires.
Les Jardins
(2025 - 2026)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







08.
09.
10.
11.
.
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'Les Jardins' réuni des photographies réalisées en 2024 sur le site des jardins ouvriers d’Aubervilliers.
Lors des J.O. de 2024, une partie des jardins a été sacrifiée pour la construction d’une piscine olympique et son solarium. Celui-ci est à l’abandon depuis la fin des jeux. Une demande de classement de ces terres au patrimoine de l’Unesco est en cours.
Ici la photographie documentaire se matérialise en objet sculptural, déplaçant ainsi la documentation du réel vers un nouveau récit. Le verre évoque les premiers négatifs ou positifs de l’histoire de la photographie. Ils ont été réalisés en chambre noire sur des chutes récupérées, tandis que les socles ont été conçus avec les matières premières de chantier de construction.
Eden
(2024 - En cours)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







08.
09.
10.
11.
12.
13.
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“L’homme a besoin de l’Éden pour horizon.” Georges Sand, La Forêt de Fontainebleau, 1873
« Eden » est une série réalisée initiée dans la Creuse en 2024 dont le titre est inspiré d’une citation de George Sand extraite de son plaidoyer de 1873 pour sauver la forêt de Fontainebleau. Aujourd’hui, Fontainebleau est restée protégée, mais la réalité est différente dans les régions productrices de bois comme en Creuse.
Poursuivant mes recherches sur la question de l’entropie du paysage héritée de Robert Smithson, je me rend sur ces sites forestiers, où les champs d’arbres ont remplacé les forêts centenaires vivantes.
Les paysages désolés de coupes rases, côtoient des montagnes de sciures, tandis que de jeunes maraîchères tentent à leur échelle de régénérer le vivant, dans une sorte de néguentropie salutaire.
L’usage de la technique ancienne de l’anthotypie à base de plantes, au-delà de ses vertus écologiques ; me permet d’évoquer le caractère éphémère de ces paysages menacés. Elle permet également d’intégrer la temporalité du vivant au tirage.
Le scolythe est un petit parasite tueur de pins qui creuse des galeries dans l’aubier des arbres et les tuent à petit feu. Par le biais de l’empreinte sur papier maché, nous obtenons le négatif de ces oeuvres non humaines.
Réparations
(2024 - En cours)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







Cette série est une recherche sur le paysage forestier dans les régions du Morvan et de la Creuse, lieux d’exploitations intensifs des arbres.
J’ai fait intervenir l’IA sur mes images en laissant la machine libre de me faire des propositions sur des zones spécifiques de l’image.
La première image de la série représentait un tas de rondins de bois en attente de transit vers la scierie. Une sorte d’OVNI aux contours éthérés est apparu échoué au milieu des fougères sauvages, rappelant singulièrement une machine issue d’un récit rétrofuturiste. L’IA se charge donc de modifier cette sélection s’inspirant du contenu de la photographie ainsi que de son propre apprentissage. Se faisant, elle semble “réparer” le réel en le subvertissant.
Ces images sont destinées à être tirées ou transférées (couleur) sur des rebuts de mobiliers bas de gamme (Ikea) et de consommation rapide.
Ikea est en effet un des plus grand consommateur de bois en Europe pour perpétuer le système de “fast furniture”, très problématique pour les forêts et la biodiversité.
Crystal World
(2021 - 2022)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







08.
09.
.
.
.
.
.


Ces images sont issues d’une collaboration avec un champignon non identifié apparu accidentellement sur l'un de mes tirages entreposé à l’abri de la lumière du jour. Il vient livrer son interprétation du réel, nous offrant un nouveau récit quasi fantastique.
Les négatifs de Crystal World I ont été fragmentés puis agrandis, afin d’opérer une focalisation sur la matière dessinée par l’organisme. Ils représentent la forêt de Romainville, comme une déclinaison de mon projet précédent Etat limite.
Etat Limite
(2018 - 2024)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







08.
09.
10.
11.
12.
13.
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Ce projet est une recherche sur le site de la Corniche des forts à Romainville où s’est épanouie une forêt sauvage sur une ancienne carrière de gypse, depuis plus de 60 ans. Symbole de résilience, elle a abrité de nombreuses espèces sauvages tant animales que végétales. Paradoxalement protégée par son caractère de site dangereux, de part ses risques d’effondrement, ; elle a finalement été en partie abattue pour faire place à une base de loisir.
L’espace sauvage est alors entamé par la figure du chantier. Le béton s’invite, à la fois en surface, avec les constructions gentrificatrices en lisière de forêt; mais aussi en sous-sol, avec des injections prévues afin de sécuriser le site pour les futurs visiteurs.
À partir de documents photographiques réalisés pendant trois ans sur le site, d’archives et de prélèvements de matière in situ ; j’ai tenté de rendre visible et tangible, cette transformation entropique du territoire. Les notions de strates, transparence, hétérogénéité dirigent mes recherches formelles, à travers un travail sur la matérialité́ de l’image photographique, devenue résiliente à son tour.
* fontis : effondrement d’une galerie souterraine naturelle ou artificielle.
Entroptique
(2018)
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.







Ce projet est une recherche sur l’ entropie du paysage au sens où Robert Smithson la définissait, à savoir, une destruction sans retour possible. Lors d'un retour dans sa banlieue natale du New Jersey en 1967, l'artiste s’insurge contre ce qu’il considère poétiquement comme des “ruines inversées”. Ces ruines désignent les nouvelles constructions uniformisées alors en cours d’érection ; faisant table rase du passé et des espaces sauvages où il jouait enfant.
A partir de films inversibles réalisés dans plusieurs lieux naturels voués à disparaître, j’ai cherché à exprimer l’idée de dégradation entropique menaçant les paysages photographiés, jusque dans la matérialité du film lui-même.
Le procédé de rephotographie m’a permis de garder la sensation haptique de la matière du film, qui rétroéclairé montre ses défauts et sa granulation.
La présentation du travail à nouveau rétroéclairé dans l’espace crée une mise en abyme du processus de production.
FERMER
Julie Rochereau

Julie vit et travaille à Montreuil.
DÉMARCHE
Julie Rochereau concentre ses recherches autour des notions de transformation et de dégradation entropiques du paysage. Cette entropie de l’espace devient visuelle, dans un travail interrogeant la matérialité de l’image photographique et vidéo, via des installations sculpturales mixant les matériaux et les formes.
Elle s’intéresse particulièrement au phénomène d’artificialisation des espaces dits “naturels”, interroge notre rapport à la nature sauvage, en s’inspirant des sciences. Transformer, stratifier, détériorer, détourner sont des gestes qui lui permettent de faire apparaître de nouvelles formes à partir du document qu’il soit tiré d’archives ou d’images personnelles. Elle accueille souvent le hasard et les accidents qu’elle se plaît à détourner.
Dans ses derniers travaux, elle s’intéresse à la collaboration avec le vivant non-humain, qu’il soit animal ou végétal. Ainsi, elle composte des tirages sur soie pendant plusieurs mois, représentant des paysages menacés ou en chantier. Elle laisse ainsi la main au vivant qui colore et dégrade le textile, créant ainsi une nouvelle vision issue de cette collaboration. Dans ce projet d’exposition, son travail s’inscrit ici dans un concept de résilience de la matière, évoquant un monde d’après dans lequel notre place d’humains omnipotents serait reconsidérée.
BIOGRAPHIE
Julie Rochereau vit à Montreuil-sous-Bois. Artiste et photographe, elle est diplômée de l’École des Gobelins en Photographie, d’un Master Art Contemporain-Photographie à l’Université Paris VIII, de l’ENSADSE (4ème année, Mention Espace, Saint-Étienne) et du DNSEP de l’ENSAPC de Cergy obtenu en VAE avec mention en septembre 2024. Dans sa pratique photographique, elle s’intéresse aux questions du paysage contemporain et à ses enjeux écologiques à travers des recherches sur la matérialité de l’image photographique et sa mise en espace.
Dans ses derniers travaux, elle explore des manières de créer en collaboration avec le vivant non humain.
Lauréate de la bourse de recherche du Collège International de la Photographie en 2023 (CIP) et résidente au CPIF (Centre Photographique d’Île-de-France) en 2022, son travail a été notamment exposé lors du festival Photo Saint Germain à la Fondation Laccolade en 2025, au centre d’art Fernand Léger (Port de Bouc), à la galerie Sinibaldi-Le Neuf à Paris en 2023, lors du prix Emergence-Île-de-France à la galerie Laurent Godin en 2021, ainsi qu’à la Biennale de l’Image Tangible #1 en 2018 à Paris.
TRAVAUX SÉLECTIONNÉS
Chagrins
(2022 - En cours)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


07.
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Ce projet est né d’une volonté de créer des pièces en collaboration avec le vivant non-humain, en symbiose.
Une photographie inversée de la forêt de Romainville a été imprimée sur soie naturelle, puis compostée pendant plusieurs mois. Lombrics et autres insectes ont participé à la métamorphose de l’image en se réappropriant sa matière, la réduisant en lambeaux, “comme peau de chagrin”.
De cette collaboration, une nouvelle cartographie est apparue.
Dans le roman éponyme de Balzac, le héro passe un pacte avec le diable afin d’obtenir tout ce qu’il souhaite, à mesure que ses désirs s’exaucent, la peau se réduit jusqu’à sa disparition, concomitante avec la mort du jeune homme. Cette fable sur la cupidité fait écho à notre rapport au vivant, et la poursuite effrénée de l’épuisement des richesses à notre disposition.
Ces chagrins, déposés à des dates clés en lien avec des événements cosmiques ou plus personnels comme la mort d’un proche, évoquent les rituels et croyances païens.
Works
(2026)
01.
02.


03.
04.


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Les Jardins
(2025 - 2026)
01.
02.


03.
04.


05.
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09.
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'Les Jardins' réuni des photographies réalisées en 2024 sur le site des jardins ouvriers d’Aubervilliers.
Lors des J.O. de 2024, une partie des jardins a été sacrifiée pour la construction d’une piscine olympique et son solarium. Celui-ci est à l’abandon depuis la fin des jeux. Une demande de classement de ces terres au patrimoine de l’Unesco est en cours.
Ici la photographie documentaire se matérialise en objet sculptural, déplaçant ainsi la documentation du réel vers un nouveau récit. Le verre évoque les premiers négatifs ou positifs de l’histoire de la photographie. Ils ont été réalisés en chambre noire sur des chutes récupérées, tandis que les socles ont été conçus avec les matières premières de chantier de construction.
Eden
(2024 - En cours)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


07.
08.


09.
10.


11.
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“L’homme a besoin de l’Éden pour horizon.” Georges Sand, La Forêt de Fontainebleau, 1873
« Eden » est une série réalisée initiée dans la Creuse en 2024 dont le titre est inspiré d’une citation de George Sand extraite de son plaidoyer de 1873 pour sauver la forêt de Fontainebleau. Aujourd’hui, Fontainebleau est restée protégée, mais la réalité est différente dans les régions productrices de bois comme en Creuse.
Poursuivant mes recherches sur la question de l’entropie du paysage héritée de Robert Smithson, je me rend sur ces sites forestiers, où les champs d’arbres ont remplacé les forêts centenaires vivantes.
Les paysages désolés de coupes rases, côtoient des montagnes de sciures, tandis que de jeunes maraîchères tentent à leur échelle de régénérer le vivant, dans une sorte de néguentropie salutaire.
L’usage de la technique ancienne de l’anthotypie à base de plantes, au-delà de ses vertus écologiques ; me permet d’évoquer le caractère éphémère de ces paysages menacés. Elle permet également d’intégrer la temporalité du vivant au tirage.
Le scolythe est un petit parasite tueur de pins qui creuse des galeries dans l’aubier des arbres et les tuent à petit feu. Par le biais de l’empreinte sur papier maché, nous obtenons le négatif de ces oeuvres non humaines.
Réparations
(2024 - En cours)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


07.

Cette série est une recherche sur le paysage forestier dans les régions du Morvan et de la Creuse, lieux d’exploitations intensifs des arbres.
J’ai fait intervenir l’IA sur mes images en laissant la machine libre de me faire des propositions sur des zones spécifiques de l’image.
La première image de la série représentait un tas de rondins de bois en attente de transit vers la scierie. Une sorte d’OVNI aux contours éthérés est apparu échoué au milieu des fougères sauvages, rappelant singulièrement une machine issue d’un récit rétrofuturiste. L’IA se charge donc de modifier cette sélection s’inspirant du contenu de la photographie ainsi que de son propre apprentissage. Se faisant, elle semble “réparer” le réel en le subvertissant.
Ces images sont destinées à être tirées ou transférées (couleur) sur des rebuts de mobiliers bas de gamme (Ikea) et de consommation rapide.
Ikea est en effet un des plus grand consommateur de bois en Europe pour perpétuer le système de “fast furniture”, très problématique pour les forêts et la biodiversité.
Crystal World
(2021 - 2022)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


07.
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09.
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Ces images sont issues d’une collaboration avec un champignon non identifié apparu accidentellement sur l'un de mes tirages entreposé à l’abri de la lumière du jour. Il vient livrer son interprétation du réel, nous offrant un nouveau récit quasi fantastique.
Les négatifs de Crystal World I ont été fragmentés puis agrandis, afin d’opérer une focalisation sur la matière dessinée par l’organisme. Ils représentent la forêt de Romainville, comme une déclinaison de mon projet précédent Etat limite.
Etat Limite
(2018 - 2024)
01.
02.


03.
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06.


07.
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09.
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12.


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Entroptique
(2018)
01.
02.


03.
04.


05.
06.


07.
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Ce projet est une recherche sur l’ entropie du paysage au sens où Robert Smithson la définissait, à savoir, une destruction sans retour possible. Lors d'un retour dans sa banlieue natale du New Jersey en 1967, l'artiste s’insurge contre ce qu’il considère poétiquement comme des “ruines inversées”. Ces ruines désignent les nouvelles constructions uniformisées alors en cours d’érection ; faisant table rase du passé et des espaces sauvages où il jouait enfant.
A partir de films inversibles réalisés dans plusieurs lieux naturels voués à disparaître, j’ai cherché à exprimer l’idée de dégradation entropique menaçant les paysages photographiés, jusque dans la matérialité du film lui-même.
Le procédé de rephotographie m’a permis de garder la sensation haptique de la matière du film, qui rétroéclairé montre ses défauts et sa granulation.
La présentation du travail à nouveau rétroéclairé dans l’espace crée une mise en abyme du processus de production.