FERMER
Tomás Amorin

Tomás vit à Paris et travaille à L’Île-Saint-Denis.
WEBSITE
DÉMARCHE
Mélangeant la sculpture à la photographie Tomás interroge la matérialité de l’image photographique, et plus particulièrement la possibilité de réaliser de l’image en volume, en relief ou sur des surfaces accidentées. L’artiste tire son inspiration de l’opposition entre le façonnage long de la sculpture et l’instantanéité de la lumière qui crée une image sur une surface photosensible ou encore de l’opposition entre le travail manuel intrinsèque à la sculpture et l’omniprésence de la machine dans le travail du photographe.
L’artiste souhaite déployer l’image au-delà de sa planéité habituelle et la travailler en tant que matériau en soi ; la sculpter, la plier, l’inciser, la mouler, pour souligner le potentiel de l’image photographique en tant que matière et en tant que résultat d’un geste, d’une action. « L’image-matière » révèle une approche pour rendre l’image tangible, composée ainsi d’une masse, d’un volume et qui a une existence matérielle dans l’espace. L’artiste s’intéresse donc à l’image dans son aspect physique, dans sa matérialité, et à la possibilité de la travailler comme un élément parmi d’autres pour la création. Dans sa démarche l’image et le support se confondent ; l’image n’est pas retenue par son support, il même n’étant pas uniquement un réceptacle.
La question centrale de ces expérimentations est celle de la continuité entre ce qui est photographié et la forme finale de l’objet photographique. Révélant de fait la caractéristique principale de ce médium : la coupure opérée entre le volume de ce qu’il capte et la planéité de son résultat. La recherche du dépassement de celle-ci moule le travail de l’artiste, guidé par des interrogations telles que : comment donner corps à la photographie ? comment figer la présence même de la lumière, et non uniquement ce qu’elle révèle ? Auxquelles il répond par une série d’expérimentations retournant les usages du médium et ancrées dans un dispositif aux apparences simples.
Dans son nouveau projet Soleil tournant, l’artiste s’intéresse à la réflexion de la lumière et à la possibilité qui a la lumière de changer la perception des images. Agissant sur les plaques imprimées, l’incidence de la lumière fait réveiller l’image latente présente dans la surface de la plaque photosensibilisée, faisant ainsi évoluer une image fixe au départ.
BIOGRAPHIE
Né à Rio de Janeiro en 1990, Tomás Amorim s’installe à Paris en 2015, il vit et travaille à Paris et à l’Île Saint-Denis, où se situe son atelier. Tomas commencé d’abord par une formation en géographie au Brésil, qu’il complète par un master en études Latino américain réalisé à l’Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine. En 2020 il obtient son master en Art plastique et photographie par l’Université Paris VIII.
Son usage de la photographie, d’abord initié par des recherches en géographie, est approfondi grâce à son expérience de tireur filtreur au sein de laboratoires parisiens.
Tomás est lauréat de la troisième biennale de l’image tangible (BIT20), réalisée en 2023 à Paris. Pendant cette année il a également réalisé sa première exposition personnelle au salon Approche, dédié à la photographie expérimentale, soutenue par la galerie du jour Agnès b. Il a également réalisé une résidence au sein du laboratoire/galerie Ithaque en 2022 et a été soutenu par la DAC Réunion pour la résidence « artiste en territoire scolaire » en 2021.
En 2024 il est un des lauréats de la bourse « Temps de recherche artistique » de l’Adagp, l’artiste est également intervenant extérieur à l’Université Paris 8 dans le suivi pratique des élèves du master Photographie et Art contemporain. Dans la même année l’artiste réalise une résidence de huit mois aux ateliers richelieu, espace de création éphémère créé par La fab./galerie. Il est actuellement résident à la capsule 93 au Bourget. Ces œuvres sont présentées dans la collection personnelle d’Agnès b. et Jacques Font.
TRAVAUX SÉLECTIONNÉS
Foldings
(2026)
01.
02.
03.
04.
.
.
.




Une simple feuille de papier, pliée, se tient debout dans l'espace. Le geste du pli transforme un matériau fragile et souple en une forme autonome. Le pli n'est pas seulement une modification de la surface : il devient une structure, un principe d'équilibre qui permet à la feuille de tenir dans l'espace. D’après les mêmes feuilles de papier utilisées dans monticolæ pour créer des bas reliefs et des formes creuses, avec foldings la recherche se déplace de vers le geste dans l’espace. Si auparavant les plis était à l’origine des images, maintenant ils sont à l’origine d’une sculpture.
Monticolæ
(2021 - 2026)
01.
02.
03.
.04.
.05.
.06.
07.







08.
09.
10.
11.
12.
.
.





Monticolæ, est un projet d’expérimentation multidisciplinaire dans le champ des art plastiques mélangent sculpture et photographie. Le projet se repose sur un questionnement de la matérialité de l’image en photographie et sur les gestes de confection de l’image. Dans ce projet l’image photographique est obtenue uniquement à partir du contact d’une source lumineuse sur une surface photosensible accidentée. Ce qui compte dans ce processus, c’est le geste photographique de confectionner une image, l’opération manuelle qui traverse la pratique photographique.
Pedras
(2023)
01.
02.
03.
.
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.
.



De vues de roches, de pierres et de minéraux à l’échelle du regard. Pedras est une recherche photographique non exhaustive qui a pour objectif de créer un catalogue de formes organiques d’origine minérale. Dans ce projet la relation entre photographie et sculpture, paradigme de l’artiste, se renouvelle sous la forme de tirage argentique sur papier.
Épuiser, glaner et assembler
(2020 - 2021)
01.
02.
03.
04.
05.
.
.





Mon intention, en commençant ce projet, était de pouvoir représenter le volume et la perspective sur la surface plane du papier photosensible. Ce point de départ fait partie de mon intérêt pour la matérialité dans la pratique photographique, et le fil conducteur de mon travail est la relation entre l’instrument et son opérateur dans la photographie. La série de photogrammes a été réalisée en collaboration avec trois artistes de cirque contemporain.
Dans le cirque, comme dans la photographie, notre instrument de travail nous offre des possibilités et nous limite dans notre pratique. Dans la mesure où chaque instrument est construit d’une certaine manière, pour un certain usage, un dialogue s’établit entre l’artefact et son opérateur. Dans le cirque, l’instrument impose un positionnement particulier du corps de l’artiste dans l’espace ; dans la photographie, chaque matériau offre une manière différente de représenter le monde.
Série imaginaire
(2020)
01.
02.
03.
.
.
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.



Cette série de photogrammes est une première étape de recherche sur le volume en photographie. Les montagnes et les paysages, générés par le placement de graviers sur un papier photosensible, créent l’illusion du détachement de la forme abstraite du fond de l’image. Dans cette composition, le positionnement de la source de lumière apporte l’ombre et les nuances de gris présentes sur le corps des montagnes. Il permet aussi que les pics se détachent du fond par une superposition de deux ombres.
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Tomás Amorin

Tomás vit à Paris et travaille à L’Île-Saint-Denis.
WEBSITE
DÉMARCHE
Mélangeant la sculpture à la photographie Tomás interroge la matérialité de l’image photographique, et plus particulièrement la possibilité de réaliser de l’image en volume, en relief ou sur des surfaces accidentées. L’artiste tire son inspiration de l’opposition entre le façonnage long de la sculpture et l’instantanéité de la lumière qui crée une image sur une surface photosensible ou encore de l’opposition entre le travail manuel intrinsèque à la sculpture et l’omniprésence de la machine dans le travail du photographe.
L’artiste souhaite déployer l’image au-delà de sa planéité habituelle et la travailler en tant que matériau en soi ; la sculpter, la plier, l’inciser, la mouler, pour souligner le potentiel de l’image photographique en tant que matière et en tant que résultat d’un geste, d’une action. « L’image-matière » révèle une approche pour rendre l’image tangible, composée ainsi d’une masse, d’un volume et qui a une existence matérielle dans l’espace. L’artiste s’intéresse donc à l’image dans son aspect physique, dans sa matérialité, et à la possibilité de la travailler comme un élément parmi d’autres pour la création. Dans sa démarche l’image et le support se confondent ; l’image n’est pas retenue par son support, il même n’étant pas uniquement un réceptacle.
La question centrale de ces expérimentations est celle de la continuité entre ce qui est photographié et la forme finale de l’objet photographique. Révélant de fait la caractéristique principale de ce médium : la coupure opérée entre le volume de ce qu’il capte et la planéité de son résultat. La recherche du dépassement de celle-ci moule le travail de l’artiste, guidé par des interrogations telles que : comment donner corps à la photographie ? comment figer la présence même de la lumière, et non uniquement ce qu’elle révèle ? Auxquelles il répond par une série d’expérimentations retournant les usages du médium et ancrées dans un dispositif aux apparences simples.
Dans son nouveau projet Soleil tournant, l’artiste s’intéresse à la réflexion de la lumière et à la possibilité qui a la lumière de changer la perception des images. Agissant sur les plaques imprimées, l’incidence de la lumière fait réveiller l’image latente présente dans la surface de la plaque photosensibilisée, faisant ainsi évoluer une image fixe au départ.
BIOGRAPHIE
Né à Rio de Janeiro en 1990, Tomás Amorim s’installe à Paris en 2015, il vit et travaille à Paris et à l’Île Saint-Denis, où se situe son atelier. Tomas commencé d’abord par une formation en géographie au Brésil, qu’il complète par un master en études Latino américain réalisé à l’Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine. En 2020 il obtient son master en Art plastique et photographie par l’Université Paris VIII.
Son usage de la photographie, d’abord initié par des recherches en géographie, est approfondi grâce à son expérience de tireur filtreur au sein de laboratoires parisiens.
Tomás est lauréat de la troisième biennale de l’image tangible (BIT20), réalisée en 2023 à Paris. Pendant cette année il a également réalisé sa première exposition personnelle au salon Approche, dédié à la photographie expérimentale, soutenue par la galerie du jour Agnès b. Il a également réalisé une résidence au sein du laboratoire/galerie Ithaque en 2022 et a été soutenu par la DAC Réunion pour la résidence « artiste en territoire scolaire » en 2021.
En 2024 il est un des lauréats de la bourse « Temps de recherche artistique » de l’Adagp, l’artiste est également intervenant extérieur à l’Université Paris 8 dans le suivi pratique des élèves du master Photographie et Art contemporain. Dans la même année l’artiste réalise une résidence de huit mois aux ateliers richelieu, espace de création éphémère créé par La fab./galerie. Il est actuellement résident à la capsule 93 au Bourget. Ces œuvres sont présentées dans la collection personnelle d’Agnès b. et Jacques Font.
TRAVAUX SÉLECTIONNÉS
Foldings
(2026)
01.
02.


03.
04.


Une simple feuille de papier, pliée, se tient debout dans l'espace. Le geste du pli transforme un matériau fragile et souple en une forme autonome. Le pli n'est pas seulement une modification de la surface : il devient une structure, un principe d'équilibre qui permet à la feuille de tenir dans l'espace. D’après les mêmes feuilles de papier utilisées dans monticolæ pour créer des bas reliefs et des formes creuses, avec foldings la recherche se déplace de vers le geste dans l’espace. Si auparavant les plis était à l’origine des images, maintenant ils sont à l’origine d’une sculpture.
Monticolæ
(2021 - 2026)
01.
02.


03.
.04.


.05.
.06.


07.
08.


09.
10.


11.
12.


Monticolæ, est un projet d’expérimentation multidisciplinaire dans le champ des art plastiques mélangent sculpture et photographie. Le projet se repose sur un questionnement de la matérialité de l’image en photographie et sur les gestes de confection de l’image. Dans ce projet l’image photographique est obtenue uniquement à partir du contact d’une source lumineuse sur une surface photosensible accidentée. Ce qui compte dans ce processus, c’est le geste photographique de confectionner une image, l’opération manuelle qui traverse la pratique photographique.
Pedras
(2023)
01.
02.


03.
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De vues de roches, de pierres et de minéraux à l’échelle du regard. Pedras est une recherche photographique non exhaustive qui a pour objectif de créer un catalogue de formes organiques d’origine minérale. Dans ce projet la relation entre photographie et sculpture, paradigme de l’artiste, se renouvelle sous la forme de tirage argentique sur papier.
Épuiser, glaner et assembler
(2020 - 2021)
01.
02.


03.
04.


05.
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Mon intention, en commençant ce projet, était de pouvoir représenter le volume et la perspective sur la surface plane du papier photosensible. Ce point de départ fait partie de mon intérêt pour la matérialité dans la pratique photographique, et le fil conducteur de mon travail est la relation entre l’instrument et son opérateur dans la photographie. La série de photogrammes a été réalisée en collaboration avec trois artistes de cirque contemporain.
Dans le cirque, comme dans la photographie, notre instrument de travail nous offre des possibilités et nous limite dans notre pratique. Dans la mesure où chaque instrument est construit d’une certaine manière, pour un certain usage, un dialogue s’établit entre l’artefact et son opérateur. Dans le cirque, l’instrument impose un positionnement particulier du corps de l’artiste dans l’espace ; dans la photographie, chaque matériau offre une manière différente de représenter le monde.
Série imaginaire
(2020)
01.
02.


03.
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Cette série de photogrammes est une première étape de recherche sur le volume en photographie. Les montagnes et les paysages, générés par le placement de graviers sur un papier photosensible, créent l’illusion du détachement de la forme abstraite du fond de l’image. Dans cette composition, le positionnement de la source de lumière apporte l’ombre et les nuances de gris présentes sur le corps des montagnes. Il permet aussi que les pics se détachent du fond par une superposition de deux ombres.